Iron Man, en DVD et Blu-ray

Mirrors, bien terne…

 

Mirrors, bien terne…

 
Publié le 04 septembre 2008 à 11:30 par eman02
dans la rubrique Vu pour vous

Mirrors, le film

Et pourtant, ça commençait bien : scène d’ouverture gore et anxiogène à souhait, générique malin avec vue kaléidoscopique de New York… On se dit que, sous haute tension, les miroirs pourraient avoir des yeux ou, pour faire plus simple, que Alexandre Aja confirmait les espoirs placés en lui après ses deux premiers films.

Las, ce faux remake d’un film asiatique déçoit rapidement. La faute à quoi ? A un scénario paresseux et simpliste qui transforme un postulat de départ plutôt flippant (nos reflets sont dangereux) en pur prétexte pour des scènes vaguement horrifiques (une seule, gratuite d’ailleurs, est vraiment sanglante. Comble de l’ironie, elle est présentée dans la bande annonce du film, dommage !).

Encore faut-il supporter de longues scènes d’un ennui consommé entre les trop rares montées d’adrénaline, évidemment soulignées grossièrement par une bande originale certes réussie mais qui manque de finesse. Et qu’il est difficile de se passionner pour cette enquête ésotérique sur des miroirs hantés, le dénouement de l’affaire étant aux confins de l’absurde et du ridicule.

Mirrors, le film
L’ambition avoué d’Aja était qu’à la fin du film, le spectateur ait peur de se regarder dans un miroir. Il faut avouer que c’est raté (même Candyman foutait plus la frousse, c’est dire) et ce même si le fils d’Alexandre Arcady prouve qu’il est très à l’aise techniquement. Mais à trop vouloir calibrer son film pour un marché international assez frileux, le garçon a certes rendu une copie propre mais malheureusement sans teint, sans personnalité. Il a fait de Mirrors un pur produit formaté et déjà-vu, une petite série B honnête sans autre ambition que de divertir. Faut-il comprendre qu’Aja a eu les mêmes problèmes que Kassovitz avec Babylon A.D ? Faut-il espérer une version director’s cut plus abrupte et personnelle ? On peut en douter tant le matériau dont dispose le réalisateur semble fade.

Autre déception, Kiefer Sutherland. On l’aime bien Jack Bauer mais seulement dans 24. D’ailleurs, au début du film, il est presque convaincant en ex-flic paumé et alcoolique (enfin ex-alcoolique parce qu’il veut s’en sortir pour reconquérir sa femme et retrouver ses enfants, c’est beau non ? Non, c’est cliché !). Malheureusement Aja n’a pas du savoir le diriger assez efficacement car Kiefer ne peut pas s’empêcher dans la dernière partie du film de ressortir ses vieux reflexes d’agent du CTA (pour faire court, il braque son flingue sur une bonne sœur de 70 ans). Ca peut faire rire, ça agace surtout.

En bref, Mirrors est dans la droite lignée de P2 dont Alexandre Aja et Grégory Levasseur avaient déjà signé le scénario et assuré la production. Il ne reste plus qu’à espérer maintenant que le prochain projet du frenchy, Piranha 3D, nous fasse vraiment peur - mais dans le bon sens du terme.

Emmmanuel Pujol  

 
 
 
 
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Les Commentaires des internautes
le 05 septembre 2008
par Dante à 23:01
Une petite erreur s'est glissé dans l'article, Alexandre Aja a réalisé 3 films avant ce Mirrors et non deux comme c'est écrit. (Furia, Haute Tension et La colline à des yeux). Je tenais à le signaler en tant qu'admirateur du travail d'Aja ^^.
 
 
 
 
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