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Avatar, en route vers Pandora !

 

Avatar, en route vers Pandora !

 
Publié le 14 décembre 2009 à 10:21 par eman02
dans la rubrique Vu pour vous

Oubliez Titanic et son raz-de-marée au box office, oubliez la révolution cinématographique annoncée par des marketeux peu scrupuleux, oubliez même l’aura pharaonique de film le plus cher de tous les temps (Cameron est un habitué de ces superlatifs) et appréhendez Avatar pour ce qu’il est vraiment : un pur divertissement – presque à l’ancienne, une plongée assez unique dans un nouveau monde, celui de Pandora, une planète visuellement proche de l’univers de Hayao Miyazaki. Cette planète où flottent d’étranges montagnes volantes (telle une baie d’Ha Long aérienne), où vivent une flore et une faune surprenantes mais aussi où existe un minerai qui attise la convoitise d’humains – d’Américains pour être précis –  prêts à tout pour mettre la main dessus. Tout ? Oui, tout, que ce soit détruire l’éco-système de Pandora pour exploiter le dit minerai et même exterminer l’étrange population locale, les Na’vis, des Schtroumpfs géants vivant en parfaite harmonie avec la nature.

Avatar, le filmFable écolo-warrior, space opéra ultime, western SF, histoire d’amour universelle, ode à la tolérance, Avatar est tout cela à la fois, le film-somme de son auteur-réalisateur, un James Cameron qui confirme sa maestria technique et visuelle. Avatar traite de thèmes intemporels en se servant de la technologie dernier cri : la 3D* sert vraiment le film et offre une véritable immersion dans le monde imaginé par Cameron, d’autant plus bluffant que la frontière entre réalité et images numériques est presque invisible – à part dans la première scène qui mêle humains et les avatars des Na’vis, crainte vite dissipée par la suite. Ce qui est assez intéressant c’est qu’il existe une vraie continuité dans le cinéma de Cameron : un véritable auteur dans le monde du blockbuster, c’est rare. Le réalisateur, grand amateur de femmes de tête et d’action, semble autant fasciné par la destruction de mondes idéalisés que par la cupidité de l’Homme (joliment ironique quand on sait que les films de Cameron sont tous très dispendieux).

James Cameron, AvatarPourtant, malgré toutes ses qualités, Avatar n’est pas exempt de défauts agaçants si on prend le temps de s’y attarder – heureusement que les 2h41 du film passent vite, très vite. Sans vouloir être rabat-joie, il me faut aussi être objectif : le scénario linéaire est cousu de fil blanc, l’histoire ne recèle strictement aucune surprise et la thématique typiquement américaine de la rédemption « born again » est particulièrement pénible – même si elle s’accompagne ici d’une prise de conscience salvatrice. Les personnages sont tous des stéréotypes assez manichéens dont l’évolution est plus que prévisible malgré les performances tout à fait convaincantes de Sam Worthington (il a vraiment de faux air de Mark Wahlberg – ce qui n’est pas à proprement parler un compliment !), de Zoe Saldana ou encore de Sigourney Weaver qu’on préfère largement en scientifique humaine qu’en maitresse d’école Na’vis.

La grande force d’Avatar réside donc plus dans l’univers visuel totalement immersif et inédit qu’il offre que dans le développement d’une histoire finalement très classique. Mais si, en ces temps de sommet sur l’environnement de Copenhague, le film de Cameron – à la fois grand enfant rêveur et adulte pessimiste sur la condition humaine - était finalement porteur du message le plus universel et convaincant sur l’absolue nécessité de privilégier la sauvegarde de notre planète au détriment du profit à tout prix ? Avatar ne mérite pas tous les superlatifs qu’on lui accolera surement mais il reste un excellent divertissement, idéal en cette période de fêtes, qui mêle plutôt intelligemment aventure épique et réflexion écologique.

Emmanuel Pujol

*Petit bémol, pour les myopes comme moi – soit tout de même près de 40% de la population française ! –, la 3D peut entrainer un léger mal de cœur...d’autant plus que le film est long. Cela mis à part, le film DOIT être vu en 3D. L’expérience en IMAX doit être également assez bluffante.
 

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Les Commentaires des internautes
le 15 décembre 2009
par Dante à 13:09
Tu viens de confirmer mes attentes, Avatar n'est donc pas La révolution du cinéma tant attendu, mais un divertissement tout ce qui a de plus correct. Enfin, je vais me faire mon avis ce soir même. Et merde pour le mal de coeur, déjà que Cloverfield et consort me donne le mal de mer....
le 03 janvier 2010
par http://www.lavieauquotidien.co à 22:11
Oui c'est vrai ce n'est une révolution.
 
 
 
 
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