

Le film :
Nicky apprend que la mafia a mis sa tête à prix après avoir volé le parrain. Il appelle Mikey qui comme toujour s vient le tirer d’affaires. Mikey l’aide à surmonter sa paranoïa et son angoisse. Il réussit à le sortir de l’hôtel où il se terre et propose un plan pour s’enfuir.
Mais Nicky n’arrête pas de changer d’avis et maintenant un tueur est à leurs trousses. Alors qu’ils doivent sauver leur peau, les deux amis s’interrogent sur la trahison, le regret et le sens de leur amitié.

La version préférée de May ne vit le jour qu’une décennie plus tard. Le film lui-même est sans précédent, il capture avec une intensité inouïe le mouvement de la vie tout en tenant le fil d’un scénario serré. La fin, bouleversante, tient du tragique. Ici, pas un temps mort - chaque échange, chaque réaction vaut de l’or. Cassavetes, dans une performance tour à tour féroce et touchante, assez différente de ce qu’il a pu faire dans ses propres films, interprète Nicky, un moins que rien qui a escroqué la mafia et voit sa tête mise à prix. Falk, c’est Mikey, son copain de 30 ans qui le guide et lui tient la main jusqu’au bout. Ned Beatty, dans l’un de ses meilleurs rôles, joue le tueur. Ne manquez pas les caméos des légendaires professeurs d’art dramatique Meisner et Hickey en parrains mafieux. »
Les Cahiers du Cinéma, Novembre 2006
“Elaine May crée un portrait spontané de deux amis avec une grande richesse du détail, l’intrigue se révélant peu importante. Jouissif et passionnant.”
The American Cinematheque, Los Angeles

Elle a joué beaucoup de comédies et en improvisation, a tourné plusieurs films, a été script doctor sur diverses productions.
Elle est reconnue comme un génie de la comédie américaine moderne. MIKEY AND NICKY est son troisième film après THE NEW LEAF (1971) avec Walter MATTHAU qui joue un playboy désargenté, THE HEARTBREAK KID (1972), adaptation furieusement drôle d’après l’auteur de comédies Neil Simon.
Ce film légendaire est aussi le plus périlleux : Elaine MAY tourna avec trois caméras qu’elle laissait tourner et laissa les acteurs improviser.
